Commune de Nonglard

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Ses artisans

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Extrait de la revue du Centenaire...

En 1885, il existait deux cafés : PERROUD, café-tabac et DUPRAZ, ce dernier transmis ensuite à la famille POTTIER. Par la suite, d’autres débits furent ouverts par les familles DEVILLE , CORDIA et PARENT dit Louison. Avant 1880, mais à une date qui n’a pu être précisée, il existait également un café dans la maison COMBET MARIN...

Les ateliers de forgerons les plus anciennement connus parmi ceux qui existaient avant 1885 sont ceux de DEVILLE Jean-françois, hameau de Monthoux et DEVILLE François, hameau de vers la ville... Vers 1890, la forge DEVILLE de Vers la Ville a été transférée dans l’immeuble où elle a été exploitée par son fils Pierre, et puis par DEVILLE Gilbert, son fils... Aujourd’hui il s’agit d’une métallerie chaudronnerie exploitée par Pierre DEVILLE, fils de Gilbert.

Celle de vers Monthoux a été fermée vers 1890. En 1913, une autre forge a été ouverte dans l’ancienne maison Thomasset par PONCET François, occupée ensuite par un de ses fils, Louis ; et une autre fut créée chez Dupraz par Roger PONCET, aujourd’hui fermées toutes deux.

La mécanisation et la motorisation des moyens de culture et d’exploitation agricole, l’emploi de moins en moins fréquent d’animaux de trait, la nature des occupations des forgerons s’est totalement transformée en atelier de mécanique générale, plomberie, serrurerie.

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La boucherie Cordia

La boucherie CORDIA, a été la seule connue à Nonglard, elle a fermé en 1959, suite au départ de son exploitant à Lovagny.

La commune n’a jamais connu de boulangerie. Antérieurement, à la guerre de 1914-18, presque chaque ménage fabriquait son pain. En 1960, il existait quelques fours anciens plus ou moins en bon état, tels que ceux du "moulin", des fermes du château et des hospices, chez CORDIA, POCHAT, VIVIANT, FOLLIET, PONCET.

Plusieurs épiceries se sont succédées dans la commune. La plus ancienne connue semble être celle qui en 1880 était tenue par l’épouse du tailleur d’habits, PARENT Michel et plus connue sous le nom de "la Pareta". Selon toute vraisemblance, cette épicerie pouvait exister vers 1860. Par la suite d’autres épiceries ont été ouvertes dans les maisons BRUNOT et DUNOYER, "chez Balmondon". cette dernière la plus ancienne après celle de "la Pareta" a été fermée le 1er janvier 1956. A partir de cette date, la commune est restée sans épicerie jusqu’en 1959, date de l’ouverture d’un magasin par "l’étoile des Alpes", hameau de chez Dupraz, magasin qui depuis a fermé.

La première fromagerie a été ouverte vers 1886 par CHAPET, à son compte dans la maison occupée en 1960 par DEVILLE Pierre. CHAPET y avait placé le gérant RUPH Paul. Vers 1888, elle fut transférée dans la maison DUNOYER puis en 1896, installée au hameau de chez Dupraz dans un bâtiment spécialement construit à usage de fromagerie. De couteux travaux d’amélioration devant avoir lieu, l’ouverture d’une importante société dans l’Albanais a permis de prendre le relais ; le bâtiment fût vendu, et transformé en appartement et ateliers d’artisans.

D’autres artisans ont existé à Nonglard entre 1860 et 1960. Ainsi les familles COMBET et COLLOMBAT ont fourni des maçons, des charpentiers et menuisiers, les familles TISSOT et BULOZ des galochers. De 1846 à 1940, la famille DUNOYER a , de père en fils assuré la meunerie. Une famille GRILLET assurait le charronnage et une autre, PARENT Pierre, procédait aux réparations allant de la menuiserie à la ferblanterie ; enfin la famille LYARD comptait parmis elle des tisserands. Ces derniers, après les fileuses, finissaient de transformer le chanvre, encore cultivé avant 1890 dans presque chaque famille - en toile grossière sans doute, mais avec laquelle les tailleuses de la commune faisaient des chemises inusables et des draps de lit...

On ne peut terminer cette énumération de petits artisans et commerçants sans mentionner ceux qui, sans habiter la commune la parcouraient à période à peu près régulière pour offrir leurs services ou marchandises : les "magnins" qui réparaient, rétamaient ou ressoudaient les ustensiles de ménage ; "les moléros" qui aiguisaient les couteaux, ciseaux, rasoirs et réparaient les parapluies. Les "marcis" qui en blouse bleue, à col festonné, venus généralement du Val d’Aoste, munis d’une véritable petite mercerie ambulante, allaient de porte en porte offrir fil et aiguilles, les "polaillis" et "coquatis" qui ramassaient oeufs et volailles pour aller les revendre au marché de Genève.... et enfin "l’Ramono", ce personnage de folklore savoyard, déjà connu à Paris en l’an 1700, et au sujet duquel Voltaire, pour fustiger les beaux esprits de son temps, écrivit dans une satyre :

"J’estime plus ces honnêtes enfants qui, de Savoie arrivent tous les ans et dont la main légère essuie ces long canaux engorgés par la suie."

Il s’agit bien sur de nos ramoneurs, nos ancêtres "hirondelles d’hiver venues de la Savoie".

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